Eerste persing of herpersing: waar zit het verschil?

Première pression ou nouvelle pression : quelle est la différence ?

Vous reconnaîtrez peut-être cette situation. D'abord, vous aviez des CD. Ensuite, un iPod. Et ces dernières années, Spotify gérait tout — avec de belles métadonnées et, si vous aviez de la chance, un son sans perte — mais choisissait aussi pour vous ce que vous écoutiez le soir. Et pourtant, vous avez de nouveau une platine à la maison. Logique. Faire tourner un disque est quelque chose que vous faites vous-même : poser l'aiguille, tenir la pochette dans vos mains, écouter une face entière. Aucun algorithme ne prend le dessus.

Mais vous êtes en magasin. Deux fois le même album. L'un à 18 €, l'autre à 180 €. Même pochette, mêmes titres. Comment est-ce possible ? C'est la différence entre un premier pressage et un repressage. Nous vous emmenons à travers la soul, le funk et le jazz.

Comment savoir ce que vous tenez ?

La pochette ne le révèle généralement pas. Il faut regarder un peu plus attentivement — et c'est cette recherche qui est amusante. Les connaisseurs examinent le sillon mort (deadwax), la gorge profonde (deep groove) sur l'étiquette, et chez Blue Note, un petit P qui n'apparaît que sur les exemplaires les plus anciens. Si vous voyez RVG ou Van Gelder gravé dans le vinyle, vous en savez assez.

Ne vous inquiétez pas si cela vous semble compliqué. Vous n'avez pas besoin de tout mémoriser. Demandez simplement en magasin.

Pourquoi l'un est-il si cher ?

Cela se résume à trois choses : la rareté du disque, sa qualité sonore et son statut. Un premier pressage d'un classique en bon état coûte rapidement des dizaines, voire des centaines d'euros ; une vraie rareté peut atteindre des milliers.

L'exemple le plus célèbre vient de la soul : Frank Wilson – Do I Love You (Indeed I Do) de 1965. Le disque devait sortir chez Motown, mais a été annulé au dernier moment. Presque tous les exemplaires ont disparu ; une copie restante a été vendue il y a des années pour environ 25 000 £. Pour les amateurs de Northern Soul, c'est le Saint Graal.

Mais rassurez-vous : pour quelques dizaines d'euros, vous pouvez aujourd'hui vous procurer de superbes nouvelles éditions. Si c'est principalement la musique qui vous intéresse, vous n'avez vraiment pas besoin de dépenser beaucoup.

Attention à la couleur

La couleur en dit étonnamment beaucoup. Le design d'une étiquette a changé au fil des ans, vous pouvez donc souvent voir immédiatement si un disque est ancien ou nouveau. Et cet exemplaire bleu vif ou marbré dans votre collection ? C'est presque certainement une édition plus récente — belle à regarder, et en pratique, vous n'entendez aucune différence.

La bande japonaise

Si vous tombez sur un pressage japonais, vérifiez si l'OBI est toujours enroulé autour. Si vous en trouvez un avec cette bande, saisissez l'occasion.

Mono ou stéréo ?

Dans les années 50 et 60, de nombreux disques sont sortis en deux versions : mono et stéréo. Pour le vieux jazz, de nombreux collectionneurs ont une préférence marquée, et cette préférence se reflète dans le prix.

Le premier pressage sonne-t-il vraiment mieux ?

Pas toujours — et cela surprend les gens. Un disque original peut sonner incroyablement bien, mais un exemplaire de soixante ans qui a été écouté mille fois peut aussi être fatigué et craquant. Dans ce cas, vous payez pour l'histoire, pas pour le son.

En même temps, de nombreuses nouvelles rééditions sont vraiment très bonnes : un nouveau mastering soigné peut faire des merveilles. Prenez les séries Blue Note Tone Poet et Blue Note Classic Vinyl, ou les magnifiques éditions de classiques de la soul comme What's Going On de Marvin Gaye et du funk comme Maggot Brain de Funkadelic.

Zoom sur : 1973

Voulez-vous choisir une année pour laquelle il vaut vraiment la peine de chercher le pressage original ? Prenez 1973. La soul, le funk et le jazz s'y sont magnifiquement rencontrés cette année-là. Quelques exemples :

  • Stevie Wonder – Innervisions — avec Higher Ground et Living for the City.
  • Marvin Gaye – Let's Get It On — torride et chaleureux.
  • Herbie Hancock – Head Hunters — le disque qui a fusionné le jazz et le funk.
  • The Isley Brothers – 3+3 — avec cette guitare inoubliable dans That Lady.
  • Donald Byrd – Black Byrd — à l'époque, le disque le plus vendu de Blue Note.
  • Funkadelic – Cosmic Slop et Kool & the Gang – Wild and Peaceful pour le pur funk.

Les disques originaux de cette année ont une atmosphère particulière : des mixages chaleureux et cette impression reconnaissable des années 70 sur la pochette.

Alors : que devriez-vous acheter ?

Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Vous voulez simplement écouter de la bonne musique et en avoir pour votre argent ? Alors une nouvelle édition soignée est généralement le choix le plus judicieux. Vous cherchez une véritable histoire — l'odeur d'une pochette de 1973, un original qui raconte une histoire ? Alors la chasse au premier pressage est exactement ce qui rend ce hobby si amusant.

Quoi qu'il en soit : posez l'aiguille, servez-vous quelque chose, et la musique fera le reste.

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